PASCAL dit Woodie

            chant, guitares, basse

Pascal_3
Pascal_2
Pascal_1
Pascal_4

(comme c’est la tendance actuelle, il se peut que des fake news se soient glissées dans ce texte. Mais ne comptons pas sur Zuckerberg, l’ami soudain de Canard Trump pour les corriger.)

25 ans de thérapie, le verdict tombe : « Je suis né en Mayenne », grimace du psy « aïe ! » C’est le temps qu’il aura fallu pour que Pascal assume la triste vérité. Car qui est né en Mayenne sait qu’il/elle devra affronter les quolibets (Les Deux Eglises) et les moqueries des autres. Quelle injustice ! Laval (2 minutes d’arrêt) où il est né, n’est-elle pas une délicieuse cité, et que dire de Sainte Suzanne ou de cette campagne hérissée de mille châteaux ?


Il reste que le bébé Pascal naît d’une humble famille aux modestes revenus. Ainsi, n’ayant pas les moyens de le coucher dans un berceau, c’est dans un coffre de guitare prêté par un voisin luthier qu’on le berce. Un voisin altruiste qui appartenait à « Luth ouvrière ». Un coffre de guitare ? C’est peut-être un détail pour vous, mais pour lui, cela voudra dire beaucoup. Le temps passe à Javron-les-Chapelles où la famille a élu domicile malgré un nom grotesque.

L’adolescent écoute ses premières chansons entonnées par la voix d’or de Michel Delpech « Le chasseur », « Quand j’étais chanteur », « Le Loir et Cher » etc… Mais bientôt c’est le choc, et le rock entre dans sa vie par le truchement de Creedence Clearwater Revival, puis bientôt Deep Purple, Genesis ou Yes (traduction : « Oui », pour ceux qui ont eu du mal en Anglais.) Il ne peut rester inactif devant ce flot sonore qui rythme sa vie et à 12 ans, quand d’autres collectionnent les vignettes Panini, lui se met à la batterie pour rejoindre un groupe de musiciens bien plus âgés que lui.

Et bientôt, c’est la guitare qui le démange, alors il gratte un p’tit peu. Mais notre jeune homme vit chichement comme on l’a vu, alors il achète une première guitare en carton, puis en bois avec 2 cordes seulement, puis 4 cordes et enfin 6 cordes.

Quand arrivera l’opulence, il passera même à 12 cordes ! Tout-de-suite les excès dus à une dure vie de privation. Et puis, nouvelle révélation, alors qu’il chantonne et joue « Carrie on » (Crosby, Stills, Nash & Young) et « Carrie that way » (Beatles), il se dit : « mais oui, mais c’est bien sûr, je serai dentisse ! » et il entame de longues études avant de s’installer.

Grand voyageur, il n’hésite pas à braver les distances en déménageant dans le nord de la Mayenne, puis à Rennes, puis à Fougères. Parallèlement à sa brillante carrière de dentisse, il monte plusieurs groupes avec son acolyte Fil Deloumeau, comme par exemple Hic et Nunc. Il fallait voir le guitar hero, bardé de cuir, le front cerclé d’un bandana (qu’il jetait aux filles du public à la fin des concerts), la veste frangée tel un Neil Young ou un Roger Daltrey des grands jours. Il compose à l’occasion, influencé par ses nouvelles idoles les Beatles, Steely Dan, Pink Floyd, ou Queen. Ayant atteint un niveau exceptionnel à la guitare, il recherche toujours malgré tout, la perfection, à travers l’achat de matériel (il a aujourd’hui 876 guitares), des pédales d’effets (1453) et autres. Pour les voleurs, sachez que le tout est entreposé Rue Tabaga à Limoges.

Un jour il assiste à un concert d’un groupe, Hotel, et fait la connaissance de Christian, chanteur-compositeur du groupe. Naît un respect mutuel et le désir de faire des choses ensemble. Ainsi, Fil et Pascal les rejoignent sur scène pour une première partie et pour assurer les chœurs d’Hotel. Leurs routes se recroiseront. C’est en participant à l’enregistrement d’une maquette que Pascal rencontre Michel et ils resteront liés. Quant à Philippe, c’est par l’intermédiaire de Bertrand qu’il fait sa connaissance.

Tout ce petit monde se fréquente et joue ensemble à l’occasion, Fougères devenant la plaque tournante de toutes ces pérégrinations.

En 2022, Pascal invite Christian à venir poser sa voix sur des maquettes qui sont des reprises de Steely Dan où il a enregistré tous les instruments car l’homme est aussi un as du studio. C’est l’occasion de découvrir que l’homme est un fameux cuisinier. Tout se passe à merveille et fleurit alors, non pas Mérogis, mais l’idée de faire un groupe sans se prendre la tête. Route 70 West est né lorsque Michel, puis Bertrand vite remplacé par Philippe, les rejoignent : « attendre cet âge pour trouver une formation stable, sans problème d’ego et c’est un immense plaisir de jouer avec eux ! » dit Woodie.