MICHEL

              chant, batterie, percussions

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(comme c’est la tendance actuelle, il se peut que des fake news se soient glissées dans ce texte. Mais ne comptons pas sur Zuckerberg, l’ami soudain de Canard Trump pour les corriger.)

C’est dans les froidures ventées du Cotentin que naît le petit Michel, et plus précisément à Cherbourg où les parapluies côtoient les dockers. Le petit Michel commence à s’intéresser à la musique quand il entend les premiers coups de baguettes sur une petite voiture en métal, introduction pour le moins originale du fameux « Je m’éclate au Sénégal, avec une copine de cheval » par les Martin Circus, première période (sans paillettes ni « Marylène tu es ma reine »). On n’est pas certain que le petit Michel ait parfaitement saisi le texte raffiné de ce morceau rock et ses parents n’ont pas jugé nécessaire de s’étaler sur la « copine de cheval ». Cet intro à percussions l’invite à trouver des branches d’arbres, et à habilement en faire des baguettes de batterie. Redoublant d’ingéniosité, le voilà en quête (non pas du gras, même si son père est boucher), mais de bidons en plastique afin de s’adonner à sa nouvelle passion. Il lui faudra attendre ses 14 ans pour enfin posséder une batterie digne de ce nom. Les groupes qu’il écoute ont pour noms, Beatles, Manfred Mann, Eagles, Harmonium, Tai Phong (avec un certain Jean Jacques Goldman avant qu’il lui suffise d’un signe) et Yes (pour la traduction de ce dernier mot, voir la biographie de Pascal.)

Son premier vrai groupe s’appelle Long Courrier, un de ces groupes pop/rock de la scène Rennaise/Fougeraise, qui doit se débrouiller sans le concours des hauts dignitaires de la scène Rock Rennaise sous la houlette de son pape Papi Brossard pour qui rock ne peut rimer avec harmonies vocales et guitare acoustique. De plus, la tendance est à l’imperméable noir, le regard méchant, l’allure ténébreuse (voir Daho et Marquis de Sade). Notre Michel est bien loin de tout cela. Lui, c’est un ange. Il se met peu à peu à chanter à la batterie et devient intermittent du spectacle en 1987, partageant son temps entre orchestres de bal et groupes comme Entre Chien et Loup et Woman M. Mais, Michel a du mal avec les querelles d’égos si traditionnelles chez les musiciens : « tu chantes plus que moi », « t’as un solo de guitare de plus que moi », « on fait beaucoup plus de compos à toi ! » Alors il va tout quitter.


Il décide de se rendre dans les contreforts de l’Himalaya, quelque part en Inde, suivant ainsi l’exemple des Beatles en 1968. Il reçoit là-bas l’enseignement du gourou Maharashi Parmentier (son père était français, sa mère Indienne). Et là, il médite (Piaf ! c’est venu comme ça), il devient végétarien (causant beaucoup de peine chez son papa), se laisse pousser les cheveux, la barbe et la flemme. Peu à peu, le gourou Parmentier lui redonne la patate : « purée, j’me sens mieux ! » qu’il dit le Michel.


Alors il peut retourner à Fougères. Il compose, enregistre avec la complicité de Pascal, connu de longue date. Par ailleurs, vivre dans les hauteurs Himalayennes lui a donné le goût des randonnées et de la natation (il est comme ça Michel, quand il voit une montagne, il a envie de nager). Il est d’ailleurs si bon nageur qu’il brille en compétition sur le plan national. Mais son activité principale reste la musique, imprégné de Balavoine, un modèle à suivre, Cabrel ou les Wings de Paul Mc Cartney. 

Aujourd’hui, il joue en groupes avec Route 70 West, Cool and Soul… ou en solo, guitare, chant et batterie au pied, oui, une sorte d’homme-orchestre, car il a suivi des stages avec l’inoubliable Rémi Brika. Ses multiples concerts voient une cohorte de fans inconditionnelles (oui, surtout des femmes, allez comprendre) le dévorer des yeux, on est même parfois obligé de faire appel au service de sécurité pour les retenir. Sacré Michel !