PHILIPPE

            chant, guitares, basse

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(comme c’est la tendance actuelle, il se peut que des fake news se soient glissées dans ce texte. Mais ne comptons pas sur Zuckerberg, l’ami soudain de Canard Trump pour les corriger.)

C’est sous le regard des hautes tours du magnifique château de Fougères que le bébé Philippe ouvre les yeux. Il y passera une bonne partie de sa jeunesse. Très vite, les mélodies qu’entonne sa maman vont faire son éducation musicale, en alternance avec les tubes que distille le hit parade d’Europe 1. Mais le premier choc viendra quand il aura visionné Grease. On ne sait si ce sont les déhanchements de Travolta ou Olivia Newton John moulée dans son lycra noir à la fin du film, mais ce film, comme d’autres à venir, va le marquer.

C’est sur le bien-nommé orgue « Bontempi » qu’il s’exerce à 11 ans avant que la guitare ne devienne son instrument fétiche. Il se nourrit de Stax et Motown, Beatles, Bruce Springsteen, Clapton, Steve Ray Vaughan, Duke Robillard, ou Robben Ford mais aussi de beaucoup de gâteaux. Il joue dans toutes sortes de groupes aux noms parfois éloquents comme Sextine (non, ce n’est pas une faute de frappe) ou Los Tabernacos dans les années 2000.


Il vit un temps à Pau, berceau de la sauce Béarnaise où les célébrités se sont succédé, Henri IV, François Bayrou (« attendez, je finis ma phrase »), et surtout le Cheval de Bétharam, surveillant très dévoué… Nous avons déjà cité l’influence du cinéma sur la vie du jeune Philippe. Il aperçoit à la télé les tribulations d’Hong Kong Foufou, le petit chien de dessin animé. C’est la révélation ! Comme un appel de l’au-delà, il le faut, il le doit, l’île d’Hong Kong lui tend les bras (on dit « bras de rivière » mais ça peut marcher pour une île des fois). Alors, il s’envole pour cette lointaine île Asiatique et là commence une nouvelle vie de 26 ans passée dans les bouges sordides, les tripots, les sous-sols de casinos à faire montre de son talent à la guitare devant des jeunes filles en pamoison, mais lui les voit à peine tant il est concentré sur son instrument. Cette popularité l’amène à enseigner son art à la jeunesse locale. Hélas, l’opium qu’il consomme 8 fois par jour a raison de sa raison et son entourage lui conseille de retourner en France pour essayer de se désintoxiquer.


Une fois revenu en France, il retrouve peu à peu l’équilibre, entre autres grâce à une autre passion née un jour des années auparavant où il regardait un film, encore, le célèbrissime « La Grande Vadrouille ». Un passage le percute de plein fouet : Bourvil chevauchant un vélo, peinant à suivre le bouillant De Funès. Sont-ce les mollets apparents de Bourvil, le déhanché du bassin, voilà Philippe emporté. Il sera cyclisse. Depuis lors, il arpente les côtes du Mont Ventoux, les pentes les plus vertigineuses et rêve d’exploits qu’il va bientôt accomplir grâce à une discipline de fer, un corps sculpté à la serpe et des mollets d’acier dont il envoie régulièrement des photos à ces jeunes filles délaissées à Hong Kong.


Bien qu’habitant désormais Rennes, il a gardé ses attaches Fougeraises, comme Bertrand, mais aussi Michel et Pascal. Bercé de Beatles, Rolling Stones, Led Zeppelin, Black Crowes il prouve sa versatilité en troquant la guitare pour la basse afin de rejoindre Route 70 West où il apprend à connaître Christian avec qui il covoiture régulièrement.